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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
cyprès; les boucles noires de ses cheveux, s’échappantcomme une nuit bienheureuse de sa tête couronnée detresses, s’enroulent capricieusement autour de son douxet pâle visage, et dans son doux et pâle visage, grand etpuissant, rayonne son œil, semblable à un soleil noir.
Noir soleil, combien de fois tu m’as versé les flammesdévorantes de l’enthousiasme, et combien de fois nesuis-je pas resté chancelant sous l’ivresse de cette bois-son ! Mais alors un sourire d’une douceur enfantinevoltigeait autour des lèvres fièrement arquées, et ceslèvres fièrement arquées exhalaient des mots gracieuxcomme le clair de lune et suaves comme l’haleine de larose. Et mon âme alors s’élevait et planait avec allé-gresse jusqu’au ciel.
Faites silence, vagues et mouettes ! Bonheur et espoir iespoir et amour ! tout est fini. Je suis gisant à terre,misérable naufragé, et je presse mon visage brûlant surle sable humide de la plage.
LES DIEUX GRECS.
Sous la lumière de la lune, la mer brille comme del’or en fusion ; une clarté, qui a l’éclat du jour et la mol-lesse enchantée des nuits, illumine la vaste plage, etdans l’azur du ciel sans étoiles planent les nuages blancscomme de colossales figures de dieux taillées en marbreétincelant.