DU TRADUCTEUR.
123
de matelot, des braies goudronnées, et condamné, non plusà garder les troupeaux chez Admète , mais à pêcher le harengdans la mer du Nord.-
Gérard de Gerval.
[Revue des Deux Mondes, du 15 juillet 1848.)
COURONNEMENT.
Chansons! mes bonnes chansons ! debout, debout, etprenez vos armes ! Faites sonner les trompettes et élevez-moi sur le pavois cette jeune belle qui désormais doitrégner sur mon cœur en souveraine.
Salut à toi, jeune reine !
Du soleil qui luit là-haut j’arracherai l’or rutilant etradieux, et j’en formerai un diadème pour ton frontsacré. — Du satin azuré qui flotte à la voûte du ciel,et où scintillent les diamants de la nnit, je veux arracherun magnifique lambeau, et j’en ferai un manteau deparade pour tes royales épaules. Je te donnerai unecour de pimpants sonnets, de fières terzines et destances élégantes ; mon esprit te servira de coureur, mafantaisie de bouffon, et mon humour sera ton hérautblasonné. Mais, moi-même, je me jetterai à tes pieds,reine, et, agenouillé sur un coussin de velours rouge, jete ferai hommage du reste de raison qu’a daigné melaisser l’auguste maîtresse qui t’a précédée dans mon
cœur.