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Poëmes et légendes
Entstehung
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lintermezzo.

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Cependant, tout à coup je me trouvai seul, et je medemandai comment cette multitude avait pu sévanouiraussi promptement. Et je me mis à marcher, me préci-pitant à travers les salles, qui sembrouillaient étrange-ment. Mes pieds étaient de plomb, une angoisse mortellemétreignait le cœur ; je désespérai bientôt de trouverune issue. Jarrivai enfin à la dernière porte; jallaisla franchir... O Dieu! qui men défend le passage?

Cétait ma bien-aimée qui se tenait devant la porte, lechagrin sur les lèvres, le souci sur le front. Je dus re-culer, elle me fit signe de la main; je ne savais si cétaitun avertissement ou un reproche. Pourtant, dans sesyeux brillait un doux feu qui me fit tressaillir le cœur.Tandis quelle me regardait dun air sévère et singulier,mais pourtant si plein damour,... je méveillai.

LY

La nuit était froide et mbette; je parcourais lamenta-blement la forêt. Jai secoué les arbres de leur sommeil,ils ont hoché la tête dun air de compassion.

LVI

Au carrefour sont enterrés ceux qui ont péri par lesuicide; une fleur bleue sépanouit; on la nomme lafleur de lâme damnée.