ATTA TROLL.
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nêtes ne touchèrent pas la vieille qui sourit ironique-ment, et qui, tout en souriant, prit une baguette de guiet m’en toucha la tête.
« Aussitôt j’éprouvai un froid malaise, comme si toutmon corps avait la chair de poule ; mais ce n’était pas lachair de poule,
« C’était la peau d’un chien qui me venait, et depuiscette heure maudite je suis métamorphosé, comme vousle voyez, en caniche ! »—
Pauvre diable ! les sanglots lui coupèrent la parole,et il pleurait si copieusement, que je croyais littérale-ment le voir fondre en larmes.
— Écoutez, lui dis-je avec compassion, puis-je fairequelque chose pour vous délivrer de votre peau de chienet vous rendre à la poésie et à l’humanité? —
Mais le poète souabe leva ses pattes au ciel avec dé-sespoir, et enfin j’entendis ces paroles au milieu de sessoupirs et de ses sanglots :
—o Je suis incarcéré dans cette peau de caniche jus-qu’au jugement dernier, si la magnanimité d’une viergene me délivre pas de cet enchantement.
« Oui, une vierge que l’approche de l’homme n’a passouillée, peut seule me sauver, et voici à quelle condi-tion :
« Cette vierge chaste, durant la nuit de Saint-Sylvestre,