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Poëmes et légendes
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Et, pendant qu’elle le frottait et l’oignait ainsi, ellenurrnurait en nasillant un chant de nourrice, et lesflammes du foyer pétillaient étrangement.

Pâle et osseux comme un cadavre, le fils gisait sur legiron de sa mère, ses grands yeux éteints, fixes, grandsouverts et tristes comme ceux d’un trépassé.

Est-ce donc véritablement un mort à qui l’amour d’unemère communique chaque nuit une vie factice au moyende baumes magiques?

Que le demi-sommeil de la fièvre est étrange ! Lesmembres fatigués, lourds comme du plomb, sont commeenchaînés, et les sens surexcités sont d’une luciditéterrible.

Comme l’odeur des herbes me tourmentait dans cettechambre ! je cherchais douloureusement où j’avais déjàsenti la même odeur, et je le cherchais en vain.

Comme le vent dans la cheminée me faisait souffrir ton eût dit les gémissements de pauvres âmes en peine.Il me semblait que je reconnaissais ces voix.

Mais ma plus grande torture venait des oiseaux em-paillés, rangés sur une planche au-dessus du chevet dema couche.

Ils agitaient lentement, à faire frémir, leurs froidesailes, et se penchaient jusque sur moi, avec de longs becsen forme de nez humains.

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