DE L’ALLEMAGNE.
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réfléchi. 11 s’occupait du classement de sesmédailles.
Pour un fidèle observateur de la nature ,comme Goethe l’étaitpartout, c’est une grandejoie de rencontrer dans sa collection de mé-dailles une figure dont les traits peuventexpliquer le sens de certaines actions quel’histoire nous a l’apportées de telle ou tellepersonne.
Il procédait de même avec ses collectionsd’histoire naturelle. Comme il tendait sanscesse à saisir la nature sur le fait, toutes sesobservations et ses réflexions étaient toujoursdirigées sur ce point. Le moindre objet pou-vait, pour cette raison, avoir à ses yeux unegrande importance , surtout les restes organi-ques d’un monde antérieur anéanti en partie.
Quiconque voulait se bien faire venir de luià toujours , n’avait qu’à lui rapporter de sesvoyages quelque chose de semblable. La griffed’un ours marin ou d’un castor, une déni, delion , le bois bizarrement courbé d’un chamois,d’un bouquetin, enfin une déviation quelcon-que de l’ordre ordinaire pouvait lui donner desjournées, des semaines entières de bienheu-reuse réflexion. Quand on le rendait possesseur