DE L ALLEMAGNE.
296
qui appartiennent aussi aux parasites s’expli-quent fort bien par la dérivation des sucs,parce que ceux-ci ne sont pas empruntés ,selon le cours ordinaire de la nature, à unematière terrestre et grossière, mais à une sub-stance d’un état déjà avancé.
« Aucune pomme ne croît sur le milieu dutronc, où tout est bois et rudesse. 11 fautune longue suite d’années et des préparationsbien vigilantes pour faire d’une jeune tigede pommier un arbre qui produise des fleurset des fruits. Chaque pomme est une masseronde et compacte qui exige , sous ce doublerapport, une grande concentration, ainsi qu’unanoblissement et un raffinement des sucsqui y affluent de tous côtés. 11 faut se repré-senter la nature comme un joueur doublantsans cesse son enjeu , et continuant, avec songain, à jouer à l’infini aussi heureusementdans toute l’étendue accessible à son action.Les pierres , les animaux , les piaules sont re-nouvelés sans cesse après de semblables coupsde dés heureux; et qui sait si l’homme toutentier ne serait pas un pareil enjeu dans un butplus élevé ? »
Pendant cet agréable entretien , le soir était