DE L’ALLEMAGNE.
•277
tait ce qu’éprouvait son cœur. J’ai indiquédans sa vie quelques traits qui me semblaientexpliquer la contemplation et le sentiment quilui étaient propres, sachant bien pourtant queplusieurs ne feraient pas grand plaisir à cer-tains lecteurs sages et sensés.
Peut-être le doux souvenir de cette époqueoù l’amitié , au milieu des joies innocentes dela jeunesse, nous unissait dans un but quiélevait l’âme , m’a-t-il rendu plus causeur qu'iln’était nécessaire. Mais celui auquel Hœlty,tel que nous l’avons connu, ne plaisait pas^peut jouir de sa sublimité et oublier noble-ment qu’il m’a plu à moi et à mes amis.
J’avais déploré devant quelques personnesque Ilœlty fût obligé, même pendant sa der-nière maladie, de se martyriser avec des tra-ductions pour ramasser quelque argent né-cessaire a un voyage d’agrément. Alors uneamie de gens qui étaient dignes de faire cecadeau à Ilœlty rassembla cinquante thalers ,et les envoya à Hanovre. Mais Hœlty était déjàmort, et cet argent fut donné à son frère