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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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271
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DE L* ALLEMAGNE.

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page entière si je voulais raconter toutes lesfolies , toutes les fantaisies amoureuses qui mevinrent. Après un séjour d’un an, elle retournaà la ville. On peut, dans un an, avoir bien dessonges divins , faire bien des poésies d’amour.Rien n’y manqua. Je l’ai vue deux fois de-puis son mariage. quand elle visita mes pa-

reils l’automne suivant, j’appris qu’elle étaitmalade et qu’on n’espérait pas un long avenir

pour elle. c’est un péché de l’aimer da-

vantagc. D’ailleurs mon amour est sensible-ment refroidi j il n’en reste plus qu’un douxsouvenir, un doux battement de cœur quandson image se présente a mes yeux. Néanmoinsj’ai souvent le plus brûlant désir de la revoirencore une fois. M’a-t-elle payé de retour ?Je ne lui ai jamais fait remarquer mon amour,je ne l’ai même jamais pu. Comment un jeunehomme qui n’avait encore fréquenté aucuneuniversité et dont le menton n’était couvertque d’un duvet équivoque, pouvait-il faire unedéclaration et compter sur du retour ? Assezsur les affaires de cœur. J’ai honte , en vérité,d’avoir écrit cette lettre. Mais soit : Litterœnon erubescunt. »

A la Saint-Michel de 1774, il accompagna