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6 (1835) De l'Allemagne, 2
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lJjE l'allemagne.

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les elles, et il n’existe la qu’un éelio amortides traditions bretonnes. Mais elles sont pleinesde vie et florissantes en Irlande, en Ecosse,en Angleterre et dans le nord de la France. Enrésonnant jusque sur les côtes de Provence,elles s’y sont mêlées avec la croyance des féesde l’orient. C’est d’une pareille union quenaissent les beaux lais du comte Lanval que labelle fée distingua particulièrement, sous lacondition qu’il cacherait son bonheur. Mais leroi Artlnis ayant proclamé dans un grand ban-quet solennel à Kardual sa reine Genièvre pourla plus belle femme du monde , il fut impos-sible au comte Lanval de se taire plus long-temps. Il parla, et son bonheur cessa, aumoins sur cette terre. Le chevalier Gruëlandne fut guère plus discret. Il ne peut non pluscacher sa bonne fortune , la fée adorée dispa-raît, et il part sur son cheval Gcdefar pourerrer long-temps à sa recherche. Mais lesamoureux infortunés retrouvent leurs maî-tresses dans Avalun, le pays des fées. Le comteLanval et le chevalier Gruëland peuvent ba-varder la aussi long-temps qu’ils veulent. Làaussi , Ogier le Danois peut se reposer de seshauts faits, dans les bras de sa chère Morgane.