DK L ALLEMAGNE.
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de peine de leurs cerveaux, ne sont, compa-rées aux compositions d’Arnim, que les rêvesroses du matin d’une danseuse de l’Opéra.Dans toutes les histoires de spectres fran-çais, mises ensemble , on n’a pas réuni autantd’idées à faire frissonner que dans un certaincarrosse qu’Arnim fait voyager de Brake àBruxelles , et où se trouvaient assis , l’un prèsde l’autre, les quatre personnages suivans :
1° Une vieille bohémienne, qui est enmême temps sorcière. Elle ressemble au plusjoli des sept pêchés mortels , et étincelle dansun magnifique costume de brocard d’or et desoie.
2° M. Pcau-d’ours, un mort qui a quittéson tombeau pour gagner quelques ducats, etqui s’est engagé pour sept ans en qualité dedomestique. C’est un gras cadavre, qui porteune redingote de peau d’ours blanc, dans la-quelle il gèle.
3° Un golem, à savoir une figure d’argile,qui est pétrie dans la forme d’une jolie femme,et qui se conduit comme une jolie femme. Surson front, caché sous des boucles de cheveuxnoirs, est écrit en lettres hébraïques le mot