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DE L’ALLEMAGNE.
d’argent sur sa tête, et l’ont jeté dans les eauxde la Schelde, bien convaincus que le fleuvecompatissant le ramènera dans sa patrie, dansle pays chéri d’Egypte. La pauvre princessebohémienne Isabella, sa fille, ne sait rien decette affreuse histoire. Elle habite seule unemaison en ruines sur les bords de la Sclielde.Une nuit, elle entend l’onde murmurer d'unefaçon singulière, et elle voit tout à coup sonpère sortir h demi du fleuve ; il est pâle etblême, le vêtement pourpre des morts le cou-vre, et la lune jette sa clarté chagrine sur lacouronne d’argent qui brille sur sa tête. Lecœur de la pauvre enfant est près de se briser;elle veut en vain retenir le corps de son père;il flotte paisiblement au large vers la belleEgypte, où l’on attend son arrivée pour l’en-sevelir, conformément à son rang, sous unedes plus hautes pyramides. Rien n’est plustouchant que le repas funèbre par lequel lajeune fille honore la mémoire de son père.Elle étend un voile blanc sur une grande pierredans les champs ; elle place des mets et duvin, et mange solennellement. L’excellentAi’nim est toujours attendrissant lorsqu’il nousparle des Zigeuner, auxquels il a voué une