DE L ALLEMAGNE.
,0 7
gardien et de sa digne et grosse femme, maisqui n’est pas aussi grosse qu’on le croit en basdans la ville. En effet, on la calomnie en di-sant qu’elle est devenue si corpulente dans satour, qu’elle ne peut plus descendre l’étroitescalier tournoyant, et que, ne pouvant soi-lir, elle a été obligée, après la mort de sonpremier mari, le vieux gardien, d’épouser lenouveau tourier. La pauvre femme s’affligeaitfort de ces médians propos, et elle ne pouvaitdescendre l’escalier, uniquement parce qu’elleavait des vertiges. — Le second roman d’Ar-nim, la Comtesse Dolores , offre encore unebrillante entrée en scène, et l’auteur y peintadmirablement la poésie delà pauvreté, et, deplus, la pauvreté noble dont il souffrait lui-mîme alors, et qu’il a souvent choisie pour sonthème. Quel maître que cet Arnim, dans lapeinture de la destruction! Je crois toujoursvoir devant mes yeux le château désert de lajeune comtesse Dolores, qui semble encoreplus ruiné, à cause du riant goût italien danslequel le vieux comte l’a bâti, mais sans l’a-chever. Le château est une ruine moderne ,le jardin est complètement désert, les alléesde buis taillées sont tombées dans un dés-