DE L ALLEMAGNE.
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l’espace, les cheveux étincelans et épars,comme des ménades célestes, ce sont peut-être des étoiles libertines qui se retirent en-suite avec repentir dans un coin obscur duciel, et haïssent le soleil.
Je n’ai parlé ici que des deux disciples deM. Schelling qui se sont distingués dans cemouvement du romantisme ; mais ce ne sontnullement les têtes les plus éminentes de l’é-cole du ci-devant Schelling. Pour écartertoute erreur, il me faut indiquer, en passant,que MM. Oken et François Baader sont supé-rieurs à tous leurs condisciples vivans. Le pre-mier, l’illustre Oken, est resté fidèle à la doc-trine primitive de son maître ; l’autre, M. Baa-der, a malheureusement trop donné dans lemysticisme; mais je doute qu’il se soit pro-fondément abîmé dans l’intrigue ultramon-taine, comme on le prétend. Il se tient encoreun peu séparé de cette pieuse confrérie deMunich, qui s’est proposée de sauver la reli-gion par la philosophie.
Tout comme jadis, les philosophes de l’écoled’Alexandrie employaient toute leur sagacitéà préserver d’une ruine totale , par leurs dé-ductions allégoriques, le culte chancelant de