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DE L'.ALLEMAGNE.
En jouant le fou il ne veut pas non plus noustromper, il sent bien lui-même qu’il est fou.
J’ai encore h louer deux ouvrages deM. Tieck, par lesquels il s’est acquis tout par-ticulièrement des droits à la reconnaissancedu public allemand. Ce sont sa traductiond’une suite de drames anglais antérieurs àShakspeare, et sa traduction du Don Quixote.
Parmi ces drames il en est quelques-uns quiportent le même nom et traitent le même sujetque des pièces de Shakspeare. Nous y trou-vons encoi’e la même intrigue , le même déve-loppement scénique , enfin toute la tragédiede Shakspeare , moins la poésie. Quelquescommentateurs se sont imaginé que c’étaientles ébauches du grand poète , pour ainsi direses cartons dramatiques; et, sije ne me trompe,M. Tieck lui-même a soutenu que le Roi Jeanqui fait partie de ces vieilles pièces était un ou-vrage de Shakspeare , par lequel il aurait pi’é-ludé au grand chef-d’œuvre que nous connais-sons sous ce titre ; mais c’est une erreur. Cestragédies ne sont que les pièces surannées quenous savons avoir été refaites complètementou en partie par Shakspeare, selon les besoins