I)E L’ALLEMAGNE.
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ment. 11 croit entendre quelquefois son proprenom prononcé dans les murmures du feuillage.Des plantes aux larges feuilles , qui semblentanimées , enlacent ses pieds et entravent samarche ; des lleurs merveilleuses et inconnuesouvrent, pour le contempler, de grands yeuxdiaprés de mille couleurs ; des lèvres invisiblespressent son front; de hauts champignons doréss’agitent au pied des arbres, et résonnent dou-cement comme des clochettes ; de grands oi-seaux silencieux se balancent sur les branches,
et baissent vers lui leurs longs becs pensifs_
Tout respire ; tout est frémissant et plein d’at-tente... Tout h coup le cor résonne; une imagede femme aux plumes flottantes, le faucon aupoing, passe sur une blanche haquenée; et elleest si belle, si blonde ; ses yeux sont si bleus,si rians et à la fois si sérieux , si sincèx’es et enmême tempssi ironiques, si chastes et en mêmetemps si voluptueux , que l’on croit voir l’ima-gination de notre excellent Louis Tieck enpersonne. Oui, son imagination est une cour-toise damoiselle , qui poursuit dans une forêtenchantée des animaux fabuleux , peut-être larare licorne , qui ne se laisse prendre que parune vierge.