hé l’Allemagne.
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d’architecture, par ses arts et sa vie privée.Mais cette poésie avait surgi du christianisme ;c’était une fleur de la passion née du sang duChrist. Je ne sais si la fleur mélancolique quenous désignons ainsi porte en France le mêmenom, et si la traditionpopulaii’e lui a attribué,comme dans le Nord , celte origine mystique.C’est cette fleur, à couleurs singulières et tran-chées, dans le calice de laquelle sont tracés lesinstruinens qui servirent au martyre de Jésus-Christ , tels que le marteau , les pinces, lesclous, etc., une fleur qui n’est pas absolumentrepoussante , mais funèbre, et dont la vueexcite en nous un plaisir déchirant semblableaux sensations douces, qu’on trouve dans ladouleur même.
Bien qu’en France on ne comprenne guèresous le nom de christianisme que le catholi-cisme romain, je dois cependant faire remar-quer que je ne parle pas que de ce dernier. Jeparle d’une religion dont les premiers dogmesrenferment une condamnation de tout ce quiest chair, et qui n’accorde pas seulement à l’es-prit une puissance suprême sur la chair, maisqui veut encore détruire celle-ci pour glorifierl’autre 3 je parle d’une religion dont les censé-