DE L’ALLEMAGNE.
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quences ont introduit le péché et propagé1’hypocrisie en ce monde, vil que, parcette condamnation de la chair, les plusinnocentes joies des sens sont devenues desfautes, et que l’impossibilité d’être tout espritcéleste a dû nécessairement faire naître deshypocrites ; je parle d’une religion qui, biensublime dans son principe, mais hélas ! tropdésintéressée pour ce monde imparfait, déna-turée et détournée de sa source, a servi deplus ferme soutien au despotisme par le rejetabsolu des biens terrestres qu’elle a prêchés,par cette humilité plus convenable à des chiensqu’à des créatures humaines , et par cette di-vine patience , cette céleste résignation quifont sa base. Les hommes ont aujourd’hui re-connu les difficultés et les dangers pratiquesde cette religion ■ ils ne se laissent plus dé-goûter du banquet de la vie par ces appels auciel qu’elle leur fait ; ils savent que la matièrea aussi son bon côté, et qu’elle n’appartientpas exclusivement au diable , et ils ne re-poussent plus les joies de la terre, ce beau jar-diir oDieu, notre inaliénable héritage. Aussi,puisque nous comprenons maintenant si bienles conséquences de ce spiritualisme absolu,