1JE L ALLEMAGNE.
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recte avec son esprit de clarté protestante,son livre est pitoyable et nauséabond. Ajoutezqu’à cette partialité qu’elle ignore , elle jointencore une partialité qui lui est personnelle ,et qu’elle ne loue guère la vie intellectuelle,l’idéalisme des Allemands , que pour fron-der le réalisme qui dominait alors parmi lesFrançais, et la magnificence matérielle del’établissement impérial. Son livre de ïAlle-magne ressemble , sous ce rapport, à la Ger-mama de Tacite , qui, peut-être aussi, enécrivant son apologie des Allemands , a voulufaire la satire indirecte de ses compatriotes.
En parlant d’une école à laquelle s’étaitvouée madame de Staël, et dont elle favorisaitla tendance , j’ai voulu mentionner l’école ro-mantique. L’ensemble de cet ouvrage mon-trera que celte école était toute différente decelle qu’on a désignée en France sous ce titre,et que son but était tout-à-fait distinct du butdes romantiques français.
Mais qu’était donc l’école romantique enAllemagne ?
Rien autre chose que le réveil de la poésiedu moyen-àge, telle qu’elle se manifeste dansses chants et dans ses œuvres de peinture et