DE L’ALLEMAGNE.
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voient les sons et entendent les couleurs, jus-qu’à ce qu’ils conçoivent l’absolu.
Je crois que cette tentative à concevoirintellectuellement l’absolu clôt la carrière phi-losophique de M. Schelling. Un plus grandpenseur s’avance maintenant, qui a résumé laphilosophie de la nature en un système solide,expliqué par cette synthèse tout le monde desfaits, complété les grandes idées de son pré-décesseur par des idées plus grandes, qui l’aintroduite dans toutes les disciplines, et l’a parconséquent fondée scientifiquement. C’est unélève de M. Schelling qui, après s’être em-paré , dans le domaine de la philosophie, detoute la puissance de son maître, a dépassécelui-ci, et fini par le rejeter dans l’obscurité.C’est le grand Hegel, le plus grand philosopheque l’Allemagne ait enfanté depuis Leibnitz.11 ne faut pas demander s’il domine de beau-coup Kant etFichte. Pénétrant comme le pre-mier, vigoureux comme le second , il possèdeen outre une tranquillité d’esprit conslitu-trice, une harmonie de pensée que nous netrouvons pas chez Kant ni chez Fichte , parceque l'epril révolutionnaire règne davantagechez ces derniers. On ne peut non plus coin-