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5 (1835) De l'Allemagne, 1
Entstehung
Seite
223
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DK L’ALLEMAGNE.

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M. Schelling n’a donc pu s’avancer dans lavoie philosophique plus loin que Spinosa, puis-qu’on ne peut comprendre l’absolu que sousla forme de ces deux attributs, pensée etétendue. Mais M. Schelling abandonne main-tenant la voie philosophique, et cherche àarriver par une sorte d’intuition mystique àla contemplation de l’absolu même ; il cher-che à le contempler dans son point central,dans son essence , où il n’y a ni idéal ni réel,ni pensée , ni étendue, ni sujet, ni objet, niesprit, ni matière, mais.... que sais-je? moi!

C’est là que cesse la philosophie chezM. Schelling , et que commence la poésie , jeveux dire la folie. C’est là qu’il rencontre aussile plus d’écho chez une foule d’extravagansqui se trouvent fort bien d’abandonner laréflexion calme, et d’imiter en quelque sorteces derviches tourneurs qui, selon les récitsde notre ami David , pivotent et tourbil-lonnent jusqu’à ce que le monde objectif etsubjectif échappe à leurs yeux, jusqu’à ceque ces deux mondes se fondent dans un rienblanchâtre qui n’est ni idéal ni réel, jusqu’àce qu’ils voient quelque chose qui n’est pasvisible, entendent ce qui n’est pas sensible,