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5 (1835) De l'Allemagne, 1
Entstehung
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219
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DE L ALLEMAGNE.

aig

habituel. M. Sclielling lui-même dit qu’il n’avoulu fonder qu’une école à la manière desancienspoètes, une école poétique où personnen’est astreint à aucune doctrine, à aucune dis-cipline déterminée, mais où chacun obéit àl’esprit et le révèle à sa manière. Il aurait pudire aussi qu’il fondait une école de prophètesoù les inspirés commencent a prophétiser,selon leur caprice et dans le langage qui leurplaît. C’est ce que firent aussi les disciplesque l’esprit du maître avait agités ; les têtesles plus bornées se mirent à prophétiser, cha-cune dans une langue particulière , et il ar-riva un grand jour de Pentecôte dans la philo-sophie.

Les choses les plus sublimes, les plus admi-rables, peuvent être gaspillées dans des masca-rades et dans des niaiseries ; une troupe demisérables fourbes et de paillasses mélanco-liques est en état de compromettre une grandeidée : c’est ce cpie nous voyons à propos de laphilosophie de la nature. Mais le ridiculeque lui a préparé l’école des prophètes oul’école poétique de M. Schelling ne peut réel-lement lui être imputé ; car l’idée de la phi-losophie de la nature n’est pas dans le fond