DE L’ALLEMAGNE.
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La forme (les écrits de Fichte est semblableà sa méthode ; elle est -vivante, mais elle aaussi tous les défauts de la vie ; elle est in-quiète et confuse. Pour demeurer toujours vi-vant et animé, Fichte dédaigne la terminolo-gie ordinaire des philosophes , qui lui semblequelque chose de mort; mais avec ce moyennous parvenons hien moins à comprendre. Ila surtout au sujet de cette intelligence unemarotte toute singulière. Quand Reinholdpensait comme lui, Fichte déclara que per-sonne ne le comprenait mieux que Reinhold.Plus tard, celui-ci s’étant séparé de sa doc-trine , Fichte dit : « 11 ne m’a jamais compris.»Lorsqu’il s’éloigna de Kant, il imprima queKant ne se comprenait pas lui-même. Je tou-che ici le côté comique de nos philosophes.Ils se plaignent sans cesse de ne pas être com-pris ; Hegel, au lit de mort, disait : « Un seulhomme m’a compris; » mais il ajouta aussitôt:« Et encore celui-l'a ne m’a-t-il pas comprisnon plus. »
Considérée dans le fond , dans sa valeur in-trinsèque , la philosophie de Fichte n’a pasune grande importance. Elle n’a fourni à lasociété aucun résultat ; c’est seulement parce
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