DE L ALLEMAGNE.
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ici, indépendamment du livre, il nous fautencore tenir compte de l’homme : dans cethomme, la pensée et la volonté ne font qu’un,et c’est dans cette gigantesque unité qu’ellesagissent sur le monde contemporain. Nousn’avons donc pas seulement h examiner unephilosophie, mais encore un caractère qui enest comme la condition ; et pour comprendreleuy double influence, il faudrait retracer toutela situation de cette époque. Quelle tâche im-mense! On nous excusera sans doute pleine-ment si nous ne donnons ici que des indicessuperficiels.
il est d’abord très difficile de donner uneidée de la pensée de Fichte. Nous rencontronsici des difficultés toutes particulières; ellesnaissent, non pas seulement du fond , mais dela forme et de la méthode , deux choses qu’ilnous importe le plus d’expliquer aux étran-gers. Commençons donc par la méthode deFichte. 11 emprunta dans les premiers tempscelle de Kant; bientôt cette méthode se chan-gea à cause de la nature du sujet. Kant n’euta produire qu’une critique , c’est-à-dire quel-que chose de négatif, et Fichte eut bientôt unsystème, par conséquent une chose positive.