DE L’ALLEMAGNE.
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de la sécheresse abstraite de celte philoso-phie. Par bonheur , elle ne se mêla pas de lacuisine.
Le peuple allemand ne se laisse point faci-lement émouvoir ; mais quand on l’a une foispoussé dans une route , il la suivra jusqu’aubout avec la constance la plus opiniâtre : ainsinous nous montrâmes dans les affaires de reli-gion , ainsi nous fumes en philosophie. Avan-cerons-nous d’une manière aussi persévéranteen politique ?
L’Allemagne fut entraînée par Kant dans lavoie philosophique, et la philosophie devintune cause nationale. Une belle troupe de grandspenseursjsurgit tout d’un coup du sol allemandcomme évoquée par une formule magique.Si la philosophie allemande trouve un jour,comme la révolution française, son Thiers etson Mignet, cette histoire offrira une lectureaussi remarquable : l’Allemand la lira avecorgueil, et le Français avec admiration.
Parmi les disciples de Kant domina debonne heure Johannes Gotllieb Fichte.
Je désespère presque de donner une idéeexacte de l’importance de cet homme. ChezKant, nous n’avons eu h examiner qu’un livre ;