DE L’ALLEMAGNE.
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qu’à en souhaiter encore davantage, afin quela mesure pût se remplir, et la contre-révo-lution s’accomplir plus promptement commeréaction nécessaire. 11 y eut chez nous des pes-simistes en philosophie comme chez vous enpolitique. Comme il y eut dans ce pays desgens qui prétendaient que Robespierre n’étaitqu’un agent de Pitt, ainsi chez nous quelques-uns poussèrent l’aveuglement au point de sefigurer que Kant s’entendait secrètement aveceux, e t qu'il n’avait renversé toutes les preuvesphilosophiques de l’existence de Dieu que pourfaire comprendre au monde qu’on ne peut ja-mais arriver par la raison à la connaissance deDieu, et qu’on doit alors s’en tenir à la re-ligion révélée.
Kant donna cette grande impulsion aux es-prits., moins encore par le fond de ses écritsque par l’esprit critique qui y régnait, et quis’introduisit dès lors dans toutes les sciences.Toutes les disciplines en furent saisies j même•la poésie ne fut pas à l’abri de cette influence.Schiller, par exemple, fut un puissant kan-tiste, et ses vues artistiques sont imprégnéesde l’esprit de la philosophie de Kant. Lesbelles-lettres et les beaux-arts se ressentirent