DE L’ALLEMAGNE.
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peinent de son esprit. 11 ressemblait loul-a-fail à ce Normand fabuleux qui héritait destalons, des connaissances et des lorces deshommes qu’il tuait en duel, et qui finit decelte manière par être doué de toutes les qua-lités et perfections imaginables. On conçoitqu’un champion aussi batailleur lit grand bruiten Allemagne, dans cette tranquille Allema-gne qui avait alors une tranquillité encoreplus endimanchée qu’aujourd’hui. Le plusgrand nombre s’effarouchèrent de sa hardiesselittéraire ; mais cette hardiesse même fut cequi le servit le mieux. Oser ! est le secret dela victoire en littérature comme en révolu-tion_ et en amour. Tous tremblaient devant
le glaive de Lessing ; personne n’était à l’abride ses coups. Oui, il abattit par pur capricemainte tête qu’il eut la cruauté de releverpour montrer a la foule qu’elle était vide. Ce-lui que sa logique tranchante ne pouvait at-teindre, il le tuait avec les traits de son esprit.Ses amis admiraient l’empennure bigarrée deces (lèches, et ses ennemis en sentaient lapointe dans le cœur. L’esprit de Lessing neressemble point a cet enjouement, à celtegaieté , à ces saillies bondissantes, qu’on cou-