DE L ALLEMAGNE.
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grand ni meilleur que Gotthold EphraïmcLessing ; tous deux sont notre orgueil et notrejoie. Dans l’affliction du présent, nous élevonsnos regards vers leurs images consolatrices , etnous lisons dans leurs yeux de brillantes pro-phéties. Oui, il viendra certainement le troi-sième libérateur qui achèvera ce que Luther acommencé et ce que continua Lessing ; il vien-dra le troisième libérateur!... Je vois déjà sonarmure d’or étinceler dans sa pourpre impé-riale , comme le soleil dans le manteau rougedu matin.
Ainsi que Luther, Lessing agit efficacement,moins encore en accomplissant des faits dé-terminés , qu’en remuant dans ses profondeursle peuple allemand , et en produisant un mou-vement salutaire dans les esprits par sa criti-que et par sa polémique. Il fut la critique vi-vante de son époque, et sa vie fut une polé-mique continuelle. Celte critique se porta dansle domaine le plus étendu de la pensée et dusentiment, dans la religion, dans la science,dans l’artj cette polémique terrassa tout ad-versaire et gagna en force à chaque victoire,Lessing, comme il l’avouait lui-meme, avaitbesoin de lutte intellectuelle pour le dévelop-