DE l’aLEEMAGNE.
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cependant de maintenir comme devoir reli-gieux les lois rituelles du Pentateuque. Etait-cetimidité ou sagesse? Eut-il un retour de sym-pathie douloureuse qui l’empêcha de portersa main destructrice sur des objets qui avaientété si chers à ses ancêtres, et pour lesquelstant de sang, tant de larmes de martyrs avaientcoulé ? Je ne le crois pas. Comme les rois dela matière , les rois de l’esprit doivent s’endur-cir contre les sentimens de famille -, et sur letrône de la pensée on doit également se garderde céder à une douce sensiblerie. Aussi jecroirais plutôt que Moïse Mendelsohn vit dansle mosaïsme pur une institution qui pouvaitservir au déisme comme un dernier retran-chement ; car le déisme était sa foi la plus in-time et sa plus profonde conviction. Quandson ami Lessing mourut et qu’on l’accusa despinosisme, il le défendit avec le zèle le plusinquiet, et, dans cette occasion, il se fâcha àen mourir.
Je viens d’écrire pour la seconde fois le nomde l’homme qu’aucun Allemand ne peut pro-noncer sans entendre dans son sein un échoplus ou moins sonore. Mais depuis Luther,1 Allemagne n’a pas enfanté d’homme plus