1 22
1)E L ALLEMAGNE.
vez lire clans le Livre des Rois , chap. x :Classis regis per nuire cuin classe Iliram sernelper très annos ibat, dejerens inde auruni et ar-gentum , et dentes elephantorum , et sirnias etpavos. Celte préférence pour les talens étran-gers empêcha certainement Frédéric-le-Grandd’obtenir beaucoup d’iniluence sur l’esprit al-lemand : il olïensa et blessa bien plutôt la fierténationale. Le mépris qu’il montra pour notrelittérature doit nous affliger encore, nous,dcscendans de ces écrivains. A l’exception duvieux Gellert, aucun cl’eux ne fut encouragépar sa très gracieuse bienveillance. L’entretiencpi’il eut avec lui est curieux.
Si Frédéric-le-Grancl nous bafoua sans nousprotéger, le libraire Nicolaï nous protégea d’au-tant plus, sans que pour cela nous ayons scru-pule de le bafouer. Cet homme fut, pendantsa vie entière , incessamment et activementdévoué au bien de la patrie. Il n’épargna nipeine ni argent, quand il espéra hâter quelqueheureux progrès, et cependant jamais hommen’a encore été raillé en Allemagne d’une ma-nière si cruelle, si inexorable, si anéantissante.Quoique nous sachions très bien, nous autresderniers nés, cjue le vieux Nicolaï, l’ami des