DE l/ALLEfllAGiNE.
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lumières, ne se trompait pas au fond; quoiquenous sachions que ceux qui le persiflèrent àmort étaient pour la plupart nos propres en-nemis, les obscurans : nous ne pouvons cepen-dant penser à lui avec un visage sérieux. Levieux Nicolaï chercha à faire en Allemagne cequ’ont fait en France les philosophes français :il voulut ruiner le passé dans l’esprit du peuple ;excellent travail préparatoire , sans lequel au-cune révolution radicale ne pourra se faire.Peine perdue : il n’avait pas assez de force pourune pareille besogne. Les vieilles ruines , en-core debout, opposaient trop de résistance ,et les spectres en sortaient et se moquaient delui ; alors il devenait furieux et se précipitaitau milieu d’eux tete baissée, et les spectateursriaient quand les chauves-souris lui sifflaientautour des oreilles et s’embarrassaient dans savieille perruque. 11 lui arriva bien aussi quel-quefois de combattre des moulins à vent qu’ilprenait pour des géans ; mais il se trouva en-core plus mal de prendre des géans véritablespour de simples moulins à vent, un WolfgangGoethe, par exemple. Il écrivit contre sonWerther une satire dans laquelle il méconnutde la manière la plus lourde les intentions de