I)E L’ALLEMAGNE.
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apogée avec Barlh au front d’airain , dont laconnaissance n’est pour vous nullement re-grettable. Les instigations les plus vives vinrentde Berlin, où régnaient Frédéric-le-Grand etle libraire Nicolaï.
Sur le premier, le matérialisme couronné ,vous avez des renseignemens suffisans. Voussavez qu’il fit des vers français, joua très biende la llûte, gagna la bataille de Rosbach, pritbeaucoup de tabac, et n’avait foi qu’au canon.Quelques-uns de vous ont sans doute visitéSans-Souci ; et le vieil invalide qui y garde lechâteau vous a montré, dans la bibliothèque,les romans français que Frédéric, prince royal,lisait à l’église, et qu’il avait fait relier en ma-roquin noir, afin que son rigide père pût croirequ’il lisait dans notre bon livre de cantiquesluthériens. Vous connaissez ce sage roi , quevous avez nommé le Salomon du Nord. LaFrance fut l’Ophir de ce Salomon septentrio-nal, et il en tirait ses poètes et ses philosophes,pour lesquels il avait une grande prédilection ,comme le Salomon du Sud, qui fit venir d’O-phir, par les soins de son ami Hiram, des car-gaisons entières d’or, d’argent, d'ivoire , depoètes et de philosophes, comme vous le pou.-