DE I,’ALLEMAGNE.
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qui leur étaient nécessaires : je parle d’abordde l’idéalisme et du matérialisme.
Comme on désigne ordinairement, surtouten France, ces deux doctrines sous les nomsde spiritualisme et de sensualisme, et que j’ail’habitude d’employer dans une autre accep-tion ces dernières dénominations, je dois,pour prévenir toute confusion d’idées, toutmalentendu, bien définir ce que j’entends parces deux expressions.
11 existe, depuis les temps les plus reculés,deux opinions opposées sur la nature de lapensée humaine, c’est-'a-dire sur les sourcesdernières de la connaissance intellectuelle,sur l’origine des idées. Les uns soutiennentque nous ne recevons nos idées que du dehors,que notre esprit n’est qu’un alambic vide oùs’élaborent les impressions recueillies par lessens, à peu près comme la nourriture apportéedans notre estomac. Pour employer une meil-leure image , ces gens considèrent l’espritcomme une table rase, où l’expérience écritsuccessivement et chaque jour quelque chosede nouveau, d’après certaines règles graphiquesdéterminées. Les autres, qui professent des