DE i/aLLEMAGNE .
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ils combattirent pour l’église , et ils paradaientà sa suite dans les grandes cérémonies, à peuprès comme les députés français de l’opposi-tion dans les solennités de la restauration.
La comédie des scolastiques dura plus desix siècles, et elle devint de plus en plus tri-viale. En détruisant le scolasticisme , Descar-tes détruisait l’opposition caduque du moyen-âge j les AÛeux balais s’étaient émoussés parsuite d’un trop long service ; trop d’ordures s’yétaient attachées, et le temps nouveau avaitbesoin de balais neufs. A la suite d’une révo-lution , il faut que la précédente oppositionabdique, sans quoi il se fait de grandes sot-tises. Nous-mêmes l’avons vu. Dans les tempsdont je parle, ce fut moins l’église catholiqueelle-même que ses vieux adversaires, la mau-vaise queue des scolastiques, qui s’éleva contrela philosophie cartésienne. Le pape ne la dé-fendit qu’en 1663.
Je dois supposer chez les Français une con-naissance suffisante de la philosophie de leurgrand compatriote, et n’ai pas besoin de dé-montrer ici comment les doctrines les plusopposées ont pu lui emprunter les matériaux