DE LVLLEMAGNE.
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produit ce romantisme que vous avez tant ad-miré. Vous avez admiré des fleurs dont vous neconnaissiez ni les racines ni le langage symbo-lique. Vous n’avez vu que les couleurs; vousn’avez senti que les parfums.
Pour dévoiler la pensée allemande, je doisdonc parler cl’abord de la religion. Cette reli-gion , c’est le christianisme.
Ne vous alarmez pas, âmes pieuses ! je neblesserai pas vos oreilles par des plaisanteriesprofanes. Elles peuvent encore avoir quelqueportée en Allemagne , où il est peut-être utilede neutraliser en ce moment l’influence de lareligion; car, nous autres Allemands, noussommes dans la situation où se trouvait laFrance avant sa révolution , lorsque le chris-tianisme était inséparablement lié à l’ancienrégime. L’un ne pouvait être ébranlé tant quel’autre eût continué d’exercer son influencesur la multitude. Il fallut que Voltaire fit en-tendre son rire tranchant avant que Samsonput laisser tomber sa hache. Mais le rire deVoltaire n’a rien prouvé ; il a produit un effettout matériel, comme la hache de Samson.Voltaire n’a fait que blesser le corps du chris-tianisme : tous scs sarcasmes, puisés dans l’iiis-