DE LAEEEMACNE.
J’accomplis une œuvre profitable à deux pays ,et j’ai pleine foi dans ma mission. -
Autrefois, l’ignorance la plus parfaite régnaiten France h l’égard de l’Allemagne intellec-tuelle , ignorance qui devenait très funeste entemps de guerre. Aujourd’hui, au contraire ,surgissent un demi-savoir , une interprétationerronée de l’esprit allemand, une confusionde doctrines tudesques, qui est redoutable ettrès dangereuse en temps de paix.
La plupai’t des Français se sont imaginé qu’ilsuffit de connaître les cliefs-d’œuvre de l’artallemand pour comprendre la pensée de l’Al-lemagne : mais l’art n’est qu’une seule face decelte pensée 5 et encore pour la comprendre ,il faut reconnaître les deux autres faces de lapensée allemande : la religion et la philo-sophie.
Ce n’est que par l’histoire de la réformereligieuse, proclamée par Luther, qu’on peutapprendre comment la philosophie a pu sedévelopper chez nous , et seulement par l’ex-position de nos systèmes philosophiques, qu’onsaurait apprécier cette grande révolution lit-téraire , qui a commencé par la théorie, parles principes d’une nouvelle critique , et qui a