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DE I,'ALLEMAGNE.
toire de l’église ; toutes ses épigrammes sur ledogme et le culte, sur la Bible , ce saint livrede l’humanité, sur la Vierge Marie , la plusbelle fleur de la poésie; tout ce carquois,hérissé de flèches philosophiques qxi’il décochacontre le clergé et la prêtrise , ne blessa quel’enveloppe mortelle du christianisme , et nonpas son essence intérieure ; il ne put atteindreni les profondeurs de son -esprit ni son âmeimmortelle.
Car le christianisme est une idée ; et, encette qualité, il est indestructible , immortel,comme le sont les idées. Mais cette idée ,qu’est-elle ?
C’est parce qu’on n’a pas encore conçu clai-rement cette idée, parce qu’on a pris ses formesextérieures pour sa réalité, qu’il n’existe pasune histoire du christianisme. Bien que deuxpartis opposés écrivent l’histoire de l’église,et se contredisent constamment, ils sont ce-pendant d’accord en cela qu’ils ne disent pré-cisément ni l’un ni l’autre ce qu’est après toutcette idée qui fut le centre du christianisme,qui s’efforce de se révéler dans sa symbolique ,dans son dogme et dans son culte , et qui s’estmanifestée dans la vie réelle des peuples clxré-