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Cartulaire historique et généalogique des Artevelde
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CARTULAIRE GÉNÉALOGIQUE

M

1342 (v. s.)janvier.

13426 avril.

14 avril.

i». La même reçoit à Norwell un message de la Ville d ’Ypres.

Item, à Jehan Linvael, pour un message envoiét à le femme Jake d’Arlevelde.

Archives de la Ville d’Ypres.

(Compte communal 1342, rouleau.)

Cité par l’archiviste Lambin parmi les extraits de ces comptes dans leMessager des sciences historiques (1836), p. 189, et par le baronKervyn de Lettenhove, dans le même recueil (1856), pp. 247-248 *.

ao. La femme et le frère de Jacques van Artevelde sont victimes àLondres d’une tentative d’assassinat par Grifjîn de Galles , qui est mis à laTour de Londres et parvient à s’échapper le 6 avril 1542, grâce à la complicitéd’une femme, Ibotte aile Knolle , qui venait journellement le voir et fut miseen prison à sa place.

« Et en ycele temps Trailebasloun gist parmy Engellère, et serteins justices assignez pursoer en chescun countéc d’enquère et de examiner touz les pointz avant nomez, et si fu faitgraunt duresse au poeple parmy Engeltère. Puisse après, un Griffyn de Gales a , qe avoitoccys le frère et la femme Jacob de Artefelde, de Flandres, q’estoit pris et amenez à le Tourde Loundres, et rnys en fort prisoun, et fiergés de deus fort peire gives et manicles. Et lesamcdy à soir, en le utavc de Paskc, si défila ses fers, et débrusa la prison et s’enfuit horsde la Tour. Et une femme, qe out à noun Ibotte atle Knolle, estoit pris pur le dit Griffyn,feloun le roy, pur çeo qe èle vint à luy chescun jour et luy porta prèvcment les choses qe ilvult avoir, et si fut èle mis en prisoun pur luy. Et à la quinzeine de la Paske, le roy comensa

* Il y reproduit tout une page des comptes manuscrits d’Ypres, d’où il semble résulter, dit-il,que, n’ayant pas trouvé Edouard III en Angleterre (1542), elle s’embarqua pour la Bretagne où le roilui rendit les plus grands honneurs et où elle participa peut-être à la Trêve de Malestroit (19 janvier1342, n. st.); rien de tout cela n’est établi.

* Il était sans doute parent d'iwain ou Owcn de Galles, descendant des rois de ce pays, Lewcllyet David, fils de Griffith, tués en 1283 par Édouard I er , roi d’Angleterre. Cet Ywain, courtisan dePhilippe VI, roi de France, combattit à Poitiers en 4556 à la tête d’une compagnie de cent Gallois, etfit un traité d’alliance avec Charles V, roi de France; il fut poignardé par un de ses homonymes(voir Augustin Thierry, Histoire de la conquête d'Angleterre par les Normands, t. IV, pp. 160 à 168et 340 à 547), où figurent onze Greffin, Guiffin, Guffin ou Guillin en 1576, treize Greffin ou Gru/jînen 1581, et un Owen ap Griffith ou Ywein Greffin, escuier, né au pays de Galles, en 1589. — M. lebaron Kervyn de Lettenhove cite un Griffith ou Ruffin de Galles. (OEuvres de Froissart, t. XXI, p. 454.)