248
CARTULAIRE GÉNÉALOGIQUE
M
Hy en was nocbtans van gheen grootc faculteyt afcomste, maer uuter ghemeynte ghespro-ten, ende was vry brouwere 1 , ende hadden cens Overdeken van der Stadt ghewecst.
Mahcus van Vaernewyck 2 , Spieghel der Nederlandsche Autheyt(Ghendt, 1568), fol. cxxvu v°.
« Et n’ont raison de dire ceulx qui escripvent que ledit Jacques d’Artevelde aurait étébrasseur, ou brasseur de miel, bien que, pour complaire au peuple de Gand, il s'estoit faiclenrégistrer entre les métiers desdits brasseurs, comme lors estoit la coutume pour plusfacilement parvenir à plus haut advaneement.
L’Espinoy, Recherches, etc. (Gand, 1651), pp. 249 et 464.
« De Vlaemsche Edellieden deden zulks « omdat zij ecrelijk achtten de gcmecnzaemheidder Burgerye ».
Van Meteren, Nederlandsche historié (La Haye, 1614).
Cfr. Pater de Jonghe, Gendsche geschiedemssen, t. I, p. 531.
1 L’éditeur de 1829 dit (t. Il, p. 260) : Van Artcvcldc was nogtans van geene hooge afkomst, maervan gemeyne ouders geboren, ce qui n’est pas tout-à-fait la meme chose. Quant à son explication dansune longue note sur la condition sociale d’Artevcldc de la dénomination de brasseur d’hydromel,fondée sur ce que Froissart et Sauvage avaient entendu dire qu’il était marié avec une mevrouw(madame) et qu’ils avaient confondu avec l’appellation de mcivrouw ou medevrouw (vendeuse d’hydro-mel), elle n’est pas même ingénieuse, elle n’est que saugrenue.
2 Marc van Vaernewyck, né à Gand en 1518, y décédé en 1568, appartenait à l’ancienne famillechevaleresque de ce nom, qui possédait dès le XII e siècle un domaine au nord de la ville de Gand, etdescendait notamment de l’échcvin Thomas van Vaernewyck qui, avec son frère, le capitaineGuillaume, fut un des principaux collaborateurs de Jacques van Artcvcldc. Aussi le loue-t-il dans scsécrits. 11 voyagea dans sa jeunesse, et, rentré dans sa ville natale, fut successivement receveur duBureau de bienfaisance, créé par Charles-Quint, échevin de la Keurc en 1564 et des parchons en 1568,receveur de l’Etape, marguillicr de Saint-Jacques, et facteur de la Chambre de rhétorique Maria terEeren; il avait épousé Liévine Hallyns, fille de Jean, issue de l’ancienne famille de ce nom, dont ileut cinq enfants et dont descend la famille illustre qui vient de s’éteindre. Il écrivit de nombreuxouvrages sur les arts, les sciences et l’histoire, dont six ont été imprimés et une vingtaine sont restésmanuscrits et perdus. Ces ouvrages sont diversement appréciés. Voir, entre autres, Diericx, Mémoiressur la ville, t. 11, pp. 157 et 173, qui y renouvelle ses attaques personnelles et injurieuses contre lecuré M. De Bast ( Recueil d’antiquités, etc.). — Sa meilleure biographie est encore celle de l’éditeur deson Historié van Belgis (Gand, 1829), t. II, pp. 2 à 4.
Son descendant, le vicomte de Gbellinck Vaernewyck, qui a relevé ce nom illustre, vient de com-mencer un Cartulaire magnifique de cette famille gantoise, et M. Maurice de Smet de Naeyer depublier une édition splendide de l’élégante traduction, par le regretté Hermann van Duyse, du plusintéressant de ses ouvrages.