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Cartulaire historique et généalogique des Artevelde
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217
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JACQUES II VAN ARTEVELDE, Brasseor d’Hydromel.

Jacques d’Artevelle, un flamenc godalier *, que les Flamens, après avoir bouté et cacbiéleur droit seigneur, élurent à seigneur et à conte.

Chronique des quatre premiers Valois *, édition Simëon Lucb (Paris,1862), p. 70.

Il épousa une « hrasseresse de miel ».

Grandes chroniques de France, édition Paulin Paris (Paris, 1857),t. V, p. 372.

Te Ghend was een raan die mede blande 3 , wonende l>y Minnemeersch ende bachten denPaddenhoucke huutquam, ende hij hiet Jacop van Artevelde; ende de scamele ghesellenplaghen zomtijds tsinen te drinckene, als zij zoevele consten gkewinnen.

Chronique manuscrite de Bruges.

( Bibliothèque de la Ville, n° 437, fol. 157 v°.) 4

J’ai publié ccs chartes dans le même recueil ( Bulletin de la Commission royale d'histoire, 5 e série,t. VI, pp. 334 suiv. : Artevelde brasseurf — Villani en Flandre. — SI. Victor Fris en a publié uneautre, t. X (1900), p. d suiv.). Je me suis étendu sur le milieu dans lequel a dû vivre le jeune Arte-velde en France et en Italie, parce que rien n’autorise à révoquer en doute ces indications d’écrivainsmême hostiles, et dont l'invention ne se conçoit pas, non plus que les allusions blessantes qui luifurent faites à cause de ce métier de brasseur de miel, qu’il parait avoir exercé puisque deux veuvesvan Artevelde paient l’accise sur cette denrée (voir supra, p. 27, n° B), et que ses parents Vander Pale avaient une brasserie joignante à sa maison. L’hypothèse de M. Pirenne, Histoire de Belgique,t. II (1903), p. 104, qui traitent les Gantois de » buveurs d’hydromel, potatores medonis », n’explique-rait pas des outrages qui s’appliqueraient à tous scs concitoyens. — Quant au livre des brasseurs deGand, recopié au XV e siècle, il est trop récent pour pouvoir en tirer de sérieuses conclusions.

i D’après Godefroi, Dictionnaire de l’ancienne langue française, t. IV (1884), p. 299, ce mot signifiebrasseur de la sorte de bière sans houblon, appelée godale; parmi les nombreux exemples, il cite unindividu » nawères tères, ad présent goudaliers », en 1378. Il pouvait aussi signifier buveur de cettebière, godaillcur.

a Le rédacteur anonyme de cette chronique parait être un Rouennais ou un clerc parisien, quiécrivait vers 13B0.

3 Brasseur d’hydromel (Verdam, Middelnederlandsch Woordenboek, t. IV’ (1899), p. 1248. On a vu,ci-dessus, page 27, que deux veuves van Artevelde payèrent l’accise sur le miel en 131B. Ellesappartenaient sans doute au métier des brasseurs de miel. Elles ne figurent pas dans le livre desbrasseurs de bierre, non plus que la femme de Jacques Soelamijs, qui achetait du miel en 1382 : Vanden tienen ende een half hame zeems, die jonevrau Kateline, Jacobs Soetamijs wijf, cochte jeghen JacopHeymans, omme dertien pielers d’ame (21 avril 1382). Jaarboek de la Heure de 1381-82, fol. 28 v°. Cesbrasseurs de miel ( medeblanders) formaient donc une corporation séparée, et il est possible que Jacquesvan Artevelde en ait fait partie comme ses deux parentes. Voir mes Voorgeboden (Gand, 188B), p. xvm.

4 Cette chronique contemporaine qui va de 726 à 1478, contient les détails les plus circonstanciéssur les faits et gestes et les localités à Gand, et doit avoir été rédigée en celte ville (voir infrà, p. 226).

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