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Cartulaire historique et généalogique des Artevelde
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CARTULAIRE GÉNÉALOGIQUE.

3. Jacques van Arlevelde appartenait, d’après tous les auteurs contempo-rains, au Métier des Brasseurs de Gand, ou, tout au moins, avait épousé uneBrasseresse de miel.

En ce temps avoit ung bourgeois à Gand, brasseur de miel, lequel par plusieurs fois par-loit bien sagement au gré de pluiseurs; si l’apcloit-on Jaquemon d’Artevelde.

Jehan Fhoissart édition Buchon (Paris, 1852), t. III, p. 453; éditionBaron Keiivyn de Lettenhove (Bruxelles, 18G7), t. II, p. 414.

Et avoit adone à Gand un homme qui avoit été Brasseur de miel, etc.

Idem ( Ibidem, t. I, p. 59.) — 2 m8 rédaction.

Un bourgeois qui s’apelloit Jaquèmes d’Arlevelde, cl estoit brassères de miès.

Baron Iyervyn de Lettenhove, OEuvres de Froissart (Bruxelles,18G7), t. II, p. 411.

Alla line si levo in Guanto uno di vile nazione c mestiere, cite facea e vendia il melichino,ciuè cervogia falta con mele, ch’ avea nome Giacopo d’Artivella.

Giovanni Villani 1 2 , Islorie Florentine, libro XI, capitolo 82.

1 Jean Froissart, né à Valenciennes, l’année même de l’élévation d’Artevelde au pouvoir en 1337,écrivit la première rédaction de sa chronique en 1561 ; il parait l’avoir retouchée plusieurs fois plustard; il composa la chronique des Guerres de Flandres (1379-1385) après avoir visité ce pays en1586. Il mourut après 1400. Voir sur les diverses rédactions (Baron Kervyn de Lettenhove, OEuvresde Froissart, t. 1, l r “ partie, 1870).

1 Jean Villani, patricien de Florence, né vers 1275, d’une famille guelfe, adonnée au commerce,conçut le projet d’écrire l’histoire, lors de sa visite à Rome à l’occasion du jubilé de 1500. Il assistaen 1501 à l’assemblée de Florence, où se trouvait probablement Jacques van Artevelde dans la suitede Charles de Valois. En 1504 il se trouvait en Flandre, vraisemblablement pour ses affaires debanque; il y visita le champ de bataille de Monsen-Puelle. En 1512, il est à Florence, dont il futplusieurs fois Prieur, notamment en 1316 pour les finances, en 1321, 1328 et 1351 pour les fortifi-cations. Ruiné et emprisonné par suite de la faillite de la compagnie des Bardi, comme associé desBuonacorsi, il mourut de la peste en 1348. Les relations des banques italiennes avec les communesflamandes étaient des plus suivies; les inventaires des chartes de nos comtes en contiennent des tracesnombreuses dans plusieurs centaines d’actes; l’un d’eux paraît même émané de notre historien. VoirGaillard, Inventaire des chartes de Ilupelmonde, supplément, n° 1142, dans les Bulletins de laCommission royale d’histoire, 2 e série, t. VI, pp. 323-434, et t. VII (1855), pp. 563-417.