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Cartulaire historique et généalogique des Artevelde
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CARTULAIRE GÉNÉALOGIQUE.

Il y a lieu de comparer avec les voyages du comte Gui de Dampierre enItalie et à Tunis en 1270, dans les Comptes de son hôtel, années 1270 etsuivantes, publiés par le baron Jules de Saint-Génois, dans le Messager dessciences historiques (1853), pp. 141-157, et par Victor Gaillard dans sesArchives du Conseil de Flandre { 1855), pp. 1-75. Ajoutez la charte suivanteconcernant un valet flamand en Apulie avec le Comte, qui, resté son créancier,réclame le montant de ses avances :

« Sict, ghi heren, goede lieden, omocdeclilike biddic, ic Lijsbet van (1er Sevré ende minekindre, Gillis wedewe van (1er Scure, dat ghi mine bodsceep wilt ghewerdeghen te doeneanc Minen liere van Vlaendren, want bedi bi weet selve wel, ende ic en hebbe gene orcondemeer, van dien, dat Gillis van der Scure, die Mijns heren knape was, goet ende getrouwe indien tiden dut Mijn here in Poelien voer, ende dar leende mijn goede mari, die dool es, diewas geheten Gillis van der Scure, Minen here van Vlaendren, doe hi was in Poelien endevor Lionserone, c lib. tornois ende xij. Aldus velc blcef Mijn here van Vlaendren Gillise vander Scure sculdech, onder van geleendcn gelde ende van sinen dienste. Nu biddic u, wellieve heren, dat ghi sijt vor mi vor Minen here van Vlaendren, ende dies biddic u omodelikedat hem mijns onlfarmen moete om Gode ende ora Onser Vrouwen cren, ja so sere wisteMijn liere de wareit, hem souds onlfarmen, dat kent God Onsc Here. »

Au dos : Lisebette, vève Gillion de le Scure. Archives de l’État à Garni.

Original. — Cancellé. ( Conseil de Flandre, Rupelmonde, supplément.)

{Inventaire V, Gaillard, n° 908.)

détruite cinquante-six ans après par un tremblement de terre, et l’une des sept merveilles du monde.Tour à tour soumise aux Grecs, aux Perses et aux Romains, Rhodes fut conquise par les Sarrasins auVU' siècle, mais rentra bientôt sous l’autorité de l’empereur d’Orient; elle appartint au moyen âgesuccessivement aux Grecs, aux Latins, aux Arabes, aux Génois et aux Turcs, jusqu’à ce que Foulquesde Villaret, grand-maitre de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, s’en rendit maître en 1309 et yinstalla définitivement son ordre, qui devint pendant plus de deux siècles le boulevard de la chrétientécontre les envahissements des Musulmans. — La ville de Rhodes, fondée en 408, présentait, surtoutavant l’explosion de sa poudrière en 1850, un aspect gothique des plus remarquables : la rue desChevaliers, avec scs portes ogivales, ses tours, scs arceaux, scs églises, date presque tout entière duXIV' siècle. Voir le colonel Rottiers, Description des monuments de l’ile de Rhodes (Bruxelles, 1828),p. 65, avec album de 75 planches.

Le texte ci-dessus est le seul qui parle de cette île dans l’expédition que Charles de Valois auraitfaite en Orient, et qui elle-même n’est pas très bien établie. » La plupart des historiens », dit le BaronKervyn de Lettenhove (toc. cit., p. 287, note), a gardent le silence sur cette expédition, fort dou-teuse, il faut le dire ». — II cite cependant un autre extrait d’une chronique contemporaine : « Charlesde Valois ou pays de Grosse avait guerroyet » {Manuscrit de la Bibliothèque royale de Bourgogne,n° 10233, fol. clxij). 11 est plus probable qu’il s’agit de l’expédition manquée de 1507, que d’unedescente qu’il y aurait faite en 1301, immédiatement après son expédition en Sicile.