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JACQUES II VAN ARTEVELDE en Italie et en Grèce? 203
d’entre eux qu’on rattache le futur Capitaine, on eût etc sûr de le voir figurer dans lescomptes de la ville.
t. Jacques van Arlevelde fait partie de la suite de Charles de Valois ' enItalie 2 et à Rhodes 3 .
' Charles de Valois, frère de Philippe le Bel, et dont on a dit qu’il fut « fils de roi, frère de roi,oncle de trois rois, père de roi, et jamais roi », était né en 1270, et avait épousé, d’abord, Marguerite,fille de Charles le Boiteux, roi de Naples, et, après elle, en l’an 1500, Catherine de Courtenai,petite-fille de Baudouin II, dernier empereur de Constantinople. C’est par suite de ce mariage qu’iléleva des prétentions à la succession de l’empire d’Oricnt._Après avoir guerroyé en Aragon et enGuyenne, en 1295, en Flandre de 1297 à 1501, il passa en Italie, appelé par le pape Boniface VIII,pour y mettre fin aux guerres civiles, fut nommé comte des Romagnes et pacificateur de la Toscaneen 1501, passa de là en Sicile, en 1502, mais ne réussit point dans cette expédition. En 1504, il fai-sait de nouveau la guerre en Flandre, et combattait à Mons-cn Puclle; peu après, nommé roi desRomains, il entreprit en 1507, à la voix du pape Clément V et avec l’aide des Vénitiens, une croisadecontre les Grecs, alliés aux Génois; mais, sa seconde femme étant morte sur ces entrefaites, il renonçaà cette expédition. Après de nouveaux combats en Flandre en 1514, en Allemagne et en Guyenne, ilmourut en 1525. Voir Henri Martin, Histoire de France, 4 e éd., t. IV (Paris, 1855), p. 420. —Simon ni: de Sismondi, Histoire des Républiques italiennes (Paris, 1818), t. IV, pp. 111, 115, 128, 255,245-246. — Baron Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre, 2 e édit. (Bruges, 1855), t. II, pp. 5üà 286, passim., voir la table, t. IV, p. 122.
s L’expédition en Italie, à laquelle Jacques van Artcvelde parait avoir pris part à la suite deCharles de Valois, qui avait quitté la Flandre après avoir fait lever le siège de Gand en 1501, estminutieusement décrite par un témoin oculaire, l’historien et banquier florentin, Giovanni Villani,qui avait voyagé en Flandre. Le prince français, après avoir traversé les Alpes et la Lombardie, avec500 chevaux, alla, par Bologne et Pistoie, passer les Apennins à la Sambuca, et se rendit par PonteLongo, Borgo-Boggiano, Fucecchio, San Miniato, Sienne et Rome, à Anagni, où il fut confirmé par lepape dans scs litres et fonctions. Passant par Sienne, Staggca et Pérouse, avec 800 chevaux, auxquelscette dernière ville en ajouta 200, il entra à Florence le 1 er novembre 1501, en bannit le parti desFlancs ou Gibelins, et convoqua dans l’église de Sainte-Marie-Nouvclle, le 5 novembre, une assembléegénérale pour y affermir le parti des Noirs ou Guelfes; mais de nouvelles émeutes le forcèrent àquitter la ville cinq mois après. Six cents personnes du parti des Blancs avaient été bannies, parmilesquelles le père de Pétrarque et l’illustre poète de la Divine comédie, Dante Alighieri, ancien prieurde Florence, et gibelin, dont l’exil se prolongea jusqu’à sa mort en 1521. Celui-ci parle plusieurs fois,en des termes très amers, dans son œuvre immortelle (Enfer, chant VI; Purgatoire, chant XX, etc.),de cette intervention de Charles de Valois. Ce dernier se rendit alors de Naples en Sicile, avec1500 chevaux et 100 galères; mais cette expédition ne réussit point; la paix fut signée à Anagni, le12 juin 1505. Voir Villani, Istoric Fiorentine, Libro VIII, cap. 42, 48-50; IX, 155.
s L’île de Rhodes, dans l’archipel grec, était célèbre dans l’antiquité par son colosse, statued’Apollon, de soixante-dix-huit pieds, érigée en 292-280 avant Jésus-Christ, au fond de son port, et