IÆ RARBIN DE BACIIARACII
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lidement unies par une alliance offensive et défen-sive contre la noblesse rapace qui les avoisinait,elles restaient à l’intérieur constamment diviséespar des intérêts contraires. Aussi y avait-il entreelles peu de rapports sociaux, beaucoup de méfian-ces, souvent même des explosions de colères quiaboutissaien-fc-à des voies de fait. Le bailli seigneurialhabitait le château élevé de Sareck, et, comme sonfaucon, il fondait sur la ville lorsqu’on l’appelait,quelquefois même sans être appelé. Le clergé ré-gnait dans l’obscurité par l’obscurantisme. Il y avaitlà enfin une caste tout à fait isolée, impuissante,exclue peu à peu du droit de cité : c’était une petitecommunauté juive qui s’était établie à Bacliarachdu temps même des Romains, et qui, plus tard, àl’époque de la grande persécution des Juifs, avaitaccueilli dans son sein une foule considérable decoreligionnaires fugitifs.
La grande persécution des Juifs commença avecles croisades; l’acharnement frénétique dont ilsétaient l’objet fut poussé à son comble vers le mi-lieu du quatorzième siècle, à la fin de la grandepeste, qui, de même que toutes les calamités publi-ques, fut attribuée à la présence des Juifs ; on pré-