NOUVEAU PRINTEMPS
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Abaisse-t-il son regard borgne vers la terre,fleurs et feuilles se flétrissent, et l’amour aussi etles chants doivent se flétrir au fond du cœur del’homme.
XLIX
Ennuyé, morose, le cœur refroidi, je parcours lemonde également froid et chagrin. L’automnetouche à son terme. Un brouillard enveloppecomme d’un linceul humide les paysages à demimorts.
Les vents sifflent, fouettant de côté et d’autreles feuilles rouges et jaunes qui tombent des arbres.La forêt gémit, la bruyère est couverte d’une vapeurfumante. Voici le pire à présent : il pleut.
XLIII
Les brouillards de la fin de l’automne, commedes songes glacés, s’abattent sur la vallée et sur laplaine. L’orage effeuille les arbres, ils sont nus etchauves comme des spectres.
Il n’y en a qu’un seul, un seul arbre silencieux ettriste, qui reste là, couvert de son feuillage; humide
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