298
OEUVRES DE HENRI IIEINE
de larmes de douleur, il secoue parfois sa têteverdoyante.
Ah! mon cœur ressemble à ce paysage désert, etcet arbre que je vois là aussi vert qu’aux joursd’été, c’est votre image, madame, l’image de votreinaltérable beauté.
XLIV
Un ciel gris et vulgaire ! La ville aussi est toujoursla même, toujours se mirant dans l’Elbe, aussigauche et aussi maussade.
De longs nez qu’on mouche aussi bruyammentet aussi ennuyeusement qu’autrefois ! Et cela s’in-cline avec une dévotion hypocrite, ou cela se gonfleavec outrecuidance !
O contrées du midi! combien j’adore votre beauciel et vos belles divinités, depuis que j’ai revu cesliommes affreux et cet affreux climat !