WILLIAM RATCL1FF
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MARIE.
Continue donc,
MARGUERITE.
Eli bien, le lendemain matin, au pied de la vieillemuraille du château, on trouva le cadavre sanglantd’Édouard Ratcliff.
MARIE.
Et ma pauvre mère?
marguerite.
Elle mourut de frayeur trois jours après.
MARIE.
Ohl c’est horrible!
MARGUERITE, avec le ton froid et sardonique delà folio.
Si tu avais vu toi-même avec tes doux yeux, mi-gnonne, comme Ratcliff était couché auprès de lamuraille du château... Hu! hul Cette image san-glante est collée à mon cerveau; et comme je saisqui l’a tué, comme je ne puis le dire à personne,comme je suis folle, hu! hu! je ne puis dormir etje vois partout Édouard Ratcliff; pâle, sanglant, lesyeux fixes, le regard acéré comme la pointe d'unpoignard, partout je le vois s’avancer à pas lents,l’index levé en l’air à la façon des spectres...