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OEUVRES DE HENRI IIEIXE
SCÈNE Vill
RatGliff est couche immobile au pied du monument. Le vent mugit avecplus de violence. Les deux fantômes apparaissent, s’approchent l’un del’autre en étendant les bras, s’éloignent avant d’avoir pu se rencontrer,puis s’évanouissent.
RATCLIFF. Il se lève lentement et comme stupéfait.
Était-ce une voix humaine? était-ce le vent? Unde ces mots qui rendent fou me bourdonne dansl’oreille. N’était-ce qu’un mauvais rêve? Où suis-jedonc? Qu’est-ce que cette croix, et qu’y a-t-il des-sus? (il lit l’inscription du monument.) « Le COlllte DuiICailet lord Macdonald ont été assassinés ici par une mainmaudite. » (Avec emportement.) Ce n’est pas un rêve. Jesuis au Schwarzenstein, et je suis vaincu, bafoué,méprisé I Des vents moqueurs, en ricanant, me sif-flent ces mots à l’oreille : le voilà l’homme fort, letitanique esprit, qui se moque des hommes et deslois de la Grande-Bretagne, qui ose braver le cielmême... Seulement, il ne peut empêcher le comtede Douglas de reposer cette nuit dans les bras de sabien-aimée et de lui raconter en. riant que ce ver deterre appelé AViliiam Ratclill se tordait aux pieds