OEUVRES PE HENRI HEINE
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mes bras, ma chérie : bienheureux, trois fois bien-heureux est Almansor.
ZULEIMA.
Il mentait donc, le saint homme. Il disait aussiqu'il fallait que j’aimasse le noble Enrique. Je l’aiessayé autant que j’ai pu. Je m’elforçais d’oublierAlmansor, impossible d’y réussir; je m’en suisplainte à la mère de Dieu; elle m'a souri de l’air leplus doux, elle m’a souri toute gracieuse et secoura-ble,- elle m’a enveloppée dans son voile et m’a em-portée sur les hauteurs lumineuses. La musique ré-sonnait sur ma route; les petits anges jouaient ducor, du chalumeau et chantaient de douces chan-sons... plaisir délicieux! je suis dans le ciel, et, cequi vaut mieux que tout le reste, Almansor est au-près de moi, et dans le ciel on n’a pas besoin dedissimuler, et je puis lui faire librement cet aveu :Je t’aime, je t’aime, je t’aime, Almansor !
Los derniers rayons du soleil couchant les illuminent comme d.unogloire.
almajxsoh.
Je le savais depuis longtemps que tu m’aimaistoujours et plus que toi-même. Le rossignol me l’a-vait dit en confidence, la rose m’en avait parlé en