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Drames et fantaisies
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157
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ALMANSOR

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menvoyant son parfum, une brise chérie me l'avaitmurmuré à loreille, et chaque nuit je le voyaislisiblement dans le livre bleu aux lettres dor.

ZULEIMA.

Non, non I le saint homme na pas menti; quilest beau, le beau royaume des cieux ! entoure-moide tes bras chéris, berce-moi sur tes genoux jerepose si doucement, et pendant des milliers dan-nées puissé-je ainsi rester, ivre de bonheur, dans leciel du ciel 1

ALMANSOR.

Oui, nous sommes dans le ciel, les anges font re-tentir les airs de leurs chants et du frémissement deleurs ailes de soie... Cest ici que Dieu habite dansles fossettes de ces joues... (Bruit darmes dans le lointain.Effroi dAimansor.) Mais-bas demeure Eblis, sa voixformidable pénètre jusquaux cieux, et il étend versmoi sa main de fer.

ZULEIMA, effrayée.

D vient que tu as tressailli tout à coup? Pour-quoi trembles-tu ?

ALMANSOR.

Nomme-la Eblis, nonnne-la Satan, nomme-lahomme, cette puissance traîtresse et perfide qui